RAISONS DE l'ENGAGEMENT SYNDICAL DE JACOB TAKPEY

Jacob TAKPEY  était embauché en Mai 2001  par l'intermediaire de Manpower (Agence intérimaire) pour la Sociéte Des Signalisations (SDS) . l'Agence intérimaire le qualifiait comme cadre technique dans la fonction de logisticien car il était titulaire de DUT Gestion, logistique et Transport. SDS a fait appel à cette agence pour embaucher un  logisticien. Ses tâches initiales consistaient à créer des nouveaux produits et de mettre en place le prix moyen pondéré sur un nouveau logiciel qui s'appelait staremul de SIGAL informatique. SDS était contrainte de renouveller ses contrats plusieurs fois. Il travaillait en étroite collaboration avec Le Directeur Technique  et le Service informatique.

 Aôut 2003, le PDG le convoqua et lui proposa un CDD suivi d'un CDI à partir de Janvier 2004. Jacob TAKPEY ignorait les grilles de salaires appliquées à SDS et accepta  le coefficient ainsi que les rémunérations proposées. Ces nouvelles tâches dans l'entreprise comprenaient les précédentes en plus de la création ou modification  des nomenclatures des produits finis,  définies par la direction technique. Malheuresement le PDG qui l'embauchait était révoqué de ses fonctions et a été remplacé le 30 Juin 2004, date de début des soucis.

 Fin Décembre 2004, alors que Jacob TAKPEY terminait cette tâche assidue de nomenclature, le directeur technique le convia et lui annonça de quitter l'entreprise. Jacob TAKPEY était surpris et demanda la raison, car il s'était beaucoup investi dans son travail. Le DT lui a dit qu'il était satisfait de son travail  mais que son départ était lié à la mauvaise situation financière de l'entreprise et precisa que Jacob TAKPEY étant le dernier embauché et donc devrait être le premier à licencier. En effet  le directeur technique ajouta que SDS a perdu 7 millions d'Euros de CA dans l'année en cours.Jacob TAKPEY  avait donc un mois pour quitter l'entreprise. 

Janvier 2005, de retour à SDS après les vacances, Jacob TAKPEY a fait ses bagages mais pensait dire aurevoir aux gens qui ont collaboré avec lui depuis son arrivée en 2001. Le délégue syndical  CFDT à l'époque a appris les nouvelles et ne comprenait pas la raison pour laquelle il devrait partir et ajouta que le départ d'une  seule personne ne règlerait en rien les problèmes de l'entreprise, car celui-ci avait une famille à  nourrir. Le DS lui a rappelé ses droits car rien n'a été écrit. Le directeur administratif (du 1999 à  2010)  qui était un ami à l'époque lui a dit de négocier son départ. Celui-ci  refusa.  Car au fond, le fait est  plus compliqué que cela. Jacob TAKPEY pensait à la génération future de sa race, faire leur ambassadeur à SDS. Le PDG sur la pression du DS CFDT était obligé de convoquer Jacob TAKPEY accompagné par les délégués du personnel et  annonça qu' il était temps d'enterrer ce projet de départ de ce salarié si sérieux. Les jours  qui ont suivi et malgré l'intervention du PDG, le directeur technique mettait préssion sur Jacob TAKPEY pour son départ. Le DT a même deplacé son bureau plusieurs fois.

 En Mai 2005, le DS CFDT  l'a mis sur une liste pour l'election des membres de comité d'entreprise et il a été élu, membre titulaire du CE au premier tour du scrutin au collège A pour deux ans. Ceci lui  a permis de commencer de militer contre l'injustice et surtout de prendre la défense des plus faibles à SDS.Il a servi SDS pour la préparation de diverses sorties et soirées. Il a été  également désigné  membre de conseil d'administration. Désormais ce statut le protèga contre tous licenciements abusifs. Le délégué syndical a également découvert que le coefficient (rémunération) attribué a Jacob TAKPEY depuis son embauche ne corresspondait pas à  son emploi et à sa formation, comme le justifie la convention collective  de la métallurgie des Landes et gironde et donc, il demanda la rectification.

LE PDG en premier lieu a dit ne pas connaître les grilles de salaire et demanda au directeur financier (1999 à 2010) de s'en charger. C'était dans ce contexte que ce dernier approcha Jacob TAKPEY et lui a dit de laisser tomber cette demande au risque de se voir licencier cette fois. Devant ce refus de rectifier le coefficient, la secrétaire générale de CFDT était alerté. Elle a tenté de négocier avec la direction mais en vain. L'inspectrice du travail était informé à son tour, elle a fait plusieurs courriers à la direction mais sans réponse positive. La secrétaire générale de CFDT  n'a pas d'autres  possibilités que de saisir le conseil de prud'hommes.

Pendant l'instruction de l'affaire aux prud'hommes, le PDG a convié deux membres de conseil d’administration dont Jacob TAKPEY et remit une lettre en main propre qu'il démissionnait  de ses fonctions de PDG à partir de 02 Octobre 2006. Une réunion de conseil d'administration a eu lieu a Paris et un nouveau PDG a été également nommé ce 02 Octobre 2006.

Devant le conseil des prud'hommes, le Syndicat CFDT reclamait pour Jacob TAKPEY une somme de 35 520 euros au titre du rappel de salaire. Le 05 décembre 2006 le conseil des prud'hommes a convié Jacob TAKPEY et SDS qui a été  representé par le directeur financier (1999 à 2010) avec le mandat de dirigeant d'entreprise pour  une conciliation mais sans résultat. Désormais Jacob TAKPEY attendait le jugement des prud'hommes. Avant la deuxième convocation devant le conseil des prud'hommes pour jugement, le nouveau PDG qui a fait preuve d'écoute et d'observation, est passé à l'action. Il a convié Jacob TAKPEY et lui proposa des tâches supplémentaires et surtout de prendre en main l'inventaire mensuel mais lui demanda de changer de bureau. Son bureau devrait être dans l'usine. En contre-partie il était classé en respectant la convention collective à partir de Janvier 2007. Jacob TAKPEY  a accepté cette proposition et a oublié le rappel de salaire par amour pour l'SDS alors que la CFDT était hostile à cette proposition du PDG. Un service Logistique était créé sur mesure pour permettre à Jacob TAKPEY d'y travailler.

Plus tard, Jacob TAKPEY a pris que le moment qu'il était classé  en respectant la convention collective, les salaires de la majorité des salariés avaient été augmentés.

Mai 2007, le délégué syndical CFDT  démissionna mais Jacob TAKPEY a demandé à se présenter aux élections de CE et de délégué du personnel  de collège B car il a pu acceder au collège B grâce au changement de coefficient qui le mit désormais au niveau d'assimlié cadre. Etant le seul candidat de CFDT à se présenter, la direction de syndicat  CFDT de la gironde a reconnu son courage et l'a désigné comme délégué syndical CFDT de SDS.

 Par quel moyen, le directeur Technique qui était le principal acteur de ces ennuies était contrainte de prendre sa retraite en juillet 2007.

 Le 04/06/2007, Jacob TAKPEY a emménagé dans le bureau de l'usine. Il ne supportait pas le bruit dans l'usine. Le 27/08/2007, de retour des vacances  d'été, le bureau en travaux et en commun accord avec la direction, Jacob TAKPEY était revenu dans le bureau qu'il occupait précédemment. Fin septembre 2007, le responsable logistique à l'époque lui  a demandé de façon insistante de rejoindre le bureau de la production. Jacob TAKPEY lui a alors expliqué que les conditions de travail dans ce nouveau bureau ne lui permettaient pas d'exercer ses fonctions au mieux et qu'il ne supportait pas le bruit dans l'usine. Jacob TAKPEY a demandé à la direction de rester à son poste de travail où il pouvait normalement  et sereinement exercer ses fonctions, tout en allant ponctuellement et en fonction des besoins dans les autres services de l'entreprise et en particulier  dans l'atelier. La direction demanda une preuve medicale qui justifiait ce problème de bruit. Jacob TAKPEY a alors sollicité la médecine du travail. Le 02/10/2007, le nouveau directeur Technique ( du 07/2007 à Avril 2010) a remis un avertissement (sans entretien préalable) à Jacob TAKPEY pour son refus de rejoindre le bureau de la production. Le 4/10/2007, la preuve que demanda la direction tomba. Le médecin du travail en premier instance justifia que Jacob TAKPEY était apte à son poste mais qu'il fallait éviter l'ambiance de l'excès du bruit.Jacob TAKPEY par lettre de 05/10/2007 et par l'intermediaire de Syndicat metaux CFDT  constesta cet  avertissement et le syndicat a également informé l'inspectrice du travail. Malgré cette justification,tous les responsables de services et tous les représentants  de la direction ont pris position qu'il n'y  avait pas du bruit dans le bureau de l'atelier. Certains ont même proposé de lui déménager par force.

 La direction décida de demander au Medecin de travail de faire une étude de poste dans ce bureau de l'atelier car le directeur technique ( du 07/2007 au 04/2010) menaçait de prendre une sanction de mise à pied. Par l'intermediaire  de responsable de sécurité, le médecin du travail s'est projeté dans l'entreprise pour évaluer le niveau du bruit. Les opérateurs étaient en pause donc le niveau sonore mesuré ne correspondait pas au niveau habituellement atteint. Le PDG demanda également  à Jacob TAKPEY  de subir un audiogramme pour savoir si ce dernier n'entendait pas plus que le normal. Au moment de l'audiogramme, le Medecin du travail signala verbalement à Jacob TAKPEY que le niveau sonore mesuré précédemment ne correspondait pas à ce qui existe chez SDS et que l'audiogramme était normal que les mûrs devaient être insonorisés avant qu'il retourne dans ce bureau de l'atelier. Il a délivré quand même un avis d'aptitude à son poste de logisticien.Jacob TAKPEY signala à son tour au PDG que les mûrs devaient être isolés avant son retour dans le bureau de la production. Le lendemain, le directeur technique( du 07/2007 au 04/2010)  lui a dit de commencer à déménager, mais Jacob TAKPEY lui a demandé s'il n'était  pas au courant de la décision du medecin du travail mais celui-ci insistait. Les heures qui ont suivi, bizarrement, le médecin du travail a rappelé Jacob TAKPEY et lui  a dit de rejoindre le bureau de la production. (Jacob TAKPEY se demande jusqu' aujourd'hui si le medecin n'a pas été influencé). Par la suite, le médecin du travail a fait un rapport officiel adressé au PDG, au responsable de sécurité  et une copie à Jacob TAKPEY disant  que les mûrs devaient être isolés, mais que ce dernier pouvait travailler dans ce bureau sans risque important pour son état de santé en attendant  les modifications. Jacob TAKPEY n'a pas de choix que de descendre dans ce bureau car il croyait que le bureau serait isolé dans les meilleurs délais comme a promis  le PDG.

Le 20/11/2007 , Jacob TAKPEY signala à la direction son départ au bureau de la production mais a précisé  que tous imprévus seront  sous leur responsabilité. Le PDG accepta et Jacob TAKPEY déménagea. Les conditions de travail depuis, n'ont pas changé (bruit excessif) et Jacob TAKPEY devrait courrir aux casques pour pouvoir travailler.

 Pendant les vacances d'hiver 2007 Jacob TAKPEY a relancé la direction pour prendre connaissance d'une éventuelle modification du bureau vacant pendant son absence. Le PDG affirma l'avoir signalé à son directeur technique(07/2007 à 04/2010). De retour de vacances, simplement le sol a été changé et rien n'a été fait concernant  les mûrs.

Avril 2008, Jacob TAKPEY commença à douter les dires de la direction et approcha du PDG pour demander une date précise d'isolation des mûrs.Le PDG dit ne pas comprendre la raison pour laquelle les travaux étaient longs à éffectuer car il avait donné le feu vert depuis longtemps et l'a indiqué  également dans le rapport annuel de qualité. Je cite les écrits du PDG...." je souhaite que soit isolé de manière correcte le local logistique selon les recommandations du medecin du travail et ce sans retard" Fin de citation. Le PDG demanda alors à Jacob TAKPEY de s'approcher du directeur Technique(du 07/2007 au 04/2010).Ce dernier a finalement promis de faire les travaux pendant les vacances d'été 2008. De retour des vacances toujours rien n'a été fait. A nouveau Jacob TAKPEY s'approcha de PDG et lui proposa  quil informerait le medecin du travail. Le médecin a rendu viste pour insister sur les travaux et la strategie du directeur technique( du 07/2007 au 04/2010) changea. Monsieur le directeur technique (du 07/2007 au 04/2010)  précisa  que l'achat de SDS par lacroix était en cours et que vraisemblablement celui-ci changerait le plan de l'entreprise dont le bureau logistique et qu' il n'était pas nécessaire de commencer les travaux . Ceci mit les travaux en suspense jusqu'a janvier 2009,  la date où les travaux auraient dû probablement commencer comme signalait, le PDG  à Jacob TAKPEY. Janvier 2009 les travaux n'étaient pas effectués mais plus tard, La Direction a demandé Jacob TAKPEY d'emménager dans un autre bureau  qui est aussi bruyant.

CONCLUSION

La vie est finalement un combat permanent. Voici un exemple d'un homme calme, sans histoire mais qui pouvait être écrasé par les plus puissants, soit par discrimination soit pour cause de son combat pour faire respecter la loi par  l'intermediaire syndical . Jacob TAKPEY voit la necessité de militer contre ce pouvoir écrasant. Son combat continuera et ne s'arrêtera jamais. Le meilleur moyen pour se faire entendre aujourd'hui dans la société française c'est par la voie syndicale. Pour prendre l'expression de Shakespeare qui a été reprise par  Patrick Poivre D'Arvor, " Ce qui  ne peut être évité, il faut l'embrasser". Le chemin sera long, mais dans ce genre de combat, il n'y aura ni  vainqueur ni vaincu. Ce qui est nécessaire, c'est la volonté qu'il mit au service de ses compatriotes pour porter leur drapeau de revendication et de les défendre à tout niveau pour faire respecter la loi de cette terre. Ceci se fera avec beaucoup de respect mais avec une grande fermeté.

 
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